VOYAGE à BONN - le dimanche 16 février 2014

mardi 14 janvier 2014
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Expositions à la Kunsthalle

1914 - Die Avantgarden im Kampf (Les avant-gardes au combat)
et
Verlorene Söhne (Fils disparus)

au prix de 32,00 € pour les membres - 35,00 € pour les non membres
COMPLET]

Dès le début du XXe siècle, dans toute l’Europe, surgissent les avant-gardes artistiques (fauvisme -cubisme- expressionnisme-futurisme-art abstrait). A Berlin, à Paris, à Moscou, à Vienne, à Milan…, les artistes modernes entendent lutter contre le conservatisme de la culture et de la morale bourgeoises du Vieux continent et font voler en éclats les critères esthétiques de l’art académique. La guerre interrompt brutalement l’effervescence créatrice au sein de ces échanges internationaux. Du jour au lendemain, un grand nombre de ces artistes de l’avant-garde qui se jouait des frontières, deviennent ennemis.

Et pourtant, certains d’entre eux sont d’avis qu’une guerre est nécessaire pour « nettoyer » cette société pourrissante et orgueilleuse (Frantz Marc-Mario Marinetti…). D’autres pensent que se confronter à la mort grandit l’homme (Otto Dix – Max Beckmann- l’écrivain Tomas Mann…). Face à l’horreur de cette guerre, ils renonceront rapidement à cette vision romantique d’une guerre salvatrice.

1914 – l’avant-garde au combat est la première exposition à proposer une réflexion sur les attitudes variées et complexes des artistes dans leur rapport à la Grande guerre et sur les solutions artistiques qu’ils ont adoptées. Plus de 300 peintures, dessins, gravures, sculptures illustrent ce propos. Parmi la longue liste d’artistes présentés, citons : Otto Dix, Max Beckmann, Émile Nolde, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Max Ernst, Pablo Picasso, Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Fernand Léger, Oscar Kokoschka, Egon Schiele, Luigi Russolo, Carlo Carra, Kazimir Malévitch, Vladimir Tatlin et bien d’autres.

Fils disparus, la seconde exposition, présente des documents et photos de tous les conflits (guerres mondiales, dictatures, guerres civiles, attentats du 11 septembre…). Ainsi, en partant de la Grande guerre, la « catastrophe originaire du XXe siècle », l’exposition débouche sur le XXIe siècle.

Anne Gersten